Portrait d’Anaïs Bescond

Portrait d’Anaïs Bescond

Aujourd’hui, nous allons vous parler d’une biathlète que vous connaissez certainement, médaillée olympique en 2018 à Pyeongchang et nouvelle patronne du biathlon français, il s’agit d’Anaïs Bescond ! Elle a gentiment accepter de se confier à nous pendant la trêve hivernale, bonne lecture !

Portrait : Anaïs Bescond est une biathlète française appartenant à l’Armée de Terre qui est née en 1987, elle est âgée de 31 ans. Sur le circuit depuis 2002, elle intègre 5 ans plus tard l’Equipe de France de biathlon après une carrière junior très encourageante et c’est lors de la saison 2010-2011 qu’elle fera son premier podium lors du relais d’Oberhof (ALL).
En 2014, elle obtiendra sa seule victoire en Coupe du Monde à ce jour sur le sprint d’Antholz (ITA) et accumulera un grand nombre de podiums, 36 depuis le début de sa carrière. La plus belle ligne de son palmarès restera sa médaille d’or en relais mixte aux JO de Pyeongchang en 2018 ainsi que sa médaille de bronze sur le sprint, la consécration et la récompense ultime !

Pour compléter ce portrait, voici l’interview d’Anaïs qui revient sur son début de saison, sa préparation ou encore sur son statut

Bonjour Anaïs, merci d’avoir accepté notre invitation

Si tu devais te décrire en une phrase…

Anaïs : Je suis quelqu’un de simple qui n’aime pas se prendre la tête mais surtout qui n’aime pas qu’on lui prenne la tête ! (rires)

Quelle est ta plus belle victoire jusqu’ici et pourquoi ? Quelle saveur a-t-elle encore au jour d’aujourd’hui ?

Anaïs : C’est sans aucun doute notre victoire au relais mixte aux Jeux Olympiques l’année dernière car c’est quelque chose d’unique, un rêve de gosse qui se réalise. Puis partager ce genre de victoire en équipe c’est incroyable, personnellement j’ai toujours attaché beaucoup d’importance aux relais et quand on réalise cette performance en équipe, c’est une saveur inoubliable.

Une petite partie de la saison s’est écoulée, quel bilan tires-tu jusqu’ici de tes performances ? Quels points dois-tu améliorer selon toi ?

Anaïs : Le bilan est un peu mitigé parce que les objectifs que je m’étais fixé pendant la préparation n’ont pas été atteints, j’attends une vraie grosse progression au tir sans lequel il est impossible de performer en Coupe du Monde. Côté ski, ça répond plutôt bien et c’est d’autant plus frustrant qu’avec un bon tir, mes résultats depuis le début de saison auraient été plus qu’honorables.

2 (TV5 Monde)

Quels sont tes objectifs pour l’année 2019 ? Est-ce qu’une victoire est à ta portée si tu progresses au tir ?

Anaïs : Tout à fait, je sens bien que je ne suis pas si loin que cela des meilleures et d’un très bon résultat. J’ai confiance en moi, j’y crois et de toute façon il est inutile de prendre le départ d’une course si l’on ne se sent pas en mesure de faire un bon résultat. Je n’ai pas réellement d’objectif numérique, j’ai seulement envie de bien travailler et de réaliser une course pleine, les points viendront après.

Depuis la retraite de Marie Dorin-Habert, certaines personnes disent que tu es la « nouvelle patronne » du biathlon français, es-tu d’accord avec cela ?

Anaïs : J’ai ce titre là de par mon âge et de par mon expérience, après ce n’est pas du tout quelque chose que je convoite, je cherche uniquement les bonnes performances de mon côté. Ce ne sont que des mots et je ne vais pas du tout m’arrêter à cela, et je suis quand même heureuse de pouvoir partager mon vécu avec les autres filles de l’Equipe de France, c’est dans ma nature.

3 (Le Télégramme)

« C’est une saveur inoubliable »

Combien d’heures de biathlon estimes-tu avoir dans une semaine environ ? Est-ce que ce rythme d’entraînement est difficile à tenir ?

Anaïs : C’est un peu compliqué comme question parce que l’on n’a jamais deux semaines consécutives identiques au niveau des entraînements. Il m’arrive quelques fois d’avoir des semaines plus « lights » en terme de biathlon avec deux ou trois jours de coupure nécessaires, mais de manière générale le rythme reste assez intensif ce qui est normal en tant qu’athlète de haut niveau. Cela peut aussi être difficile à tenir parfois, notamment lorsque je suis très mauvaise ou que les conditions climatiques sont compliquées.

Une étape de Coupe du Monde est programmée en France au Grand Bornand pour 2019, peux-tu nous assurer de ta présence là-bas ? En quoi est-ce important selon toi d’accueillir un tel événement ?

Anaïs : Je ne peux pas assurer ma présence car il peut arriver plein de choses d’ici à l’année prochaine, des blessures ou des contre-performances qui me sortent de l’équipe etc… Je peux en tout cas promettre que je ferai tout mon possible pour y être, cela me tient énormément à cœur de participer à ce week-end là. Je trouvais aberrant, à l’instar de mes coéquipières, qu’en tant que grosse nation du biathlon nous n’ayons pas d’étape à domicile.

4 (Sud Ouest)

A 31 ans, estimes-tu avoir atteint ton âge de maturité ? Penses-tu pouvoir avoir une belle longévité dans le biathlon ?

Anaïs : Je sais qu’en tout cas j’ai très largement atteint la moyenne d’âge du circuit mondial féminin ! J’aimerais énormément avoir la carrière de Kaisa Mäkäräinen ou d’Anastasia Kuzmina qui parviennent encore à accrocher de gros résultats malgré leurs âges, en ce qui me concerne, il est beaucoup trop tôt pour penser aux échéances qui viendront dans les années à venir, comme les Jeux Olympiques en 2022. Il n’empêche que même si je n’ai plus la fraîcheur des filles que je côtoie aujourd’hui, j’y crois encore car sinon cela ferait déjà bien longtemps que j’aurais arrêté.

As-tu un rêve et si oui, l’as-tu déjà réalisé ?

Anaïs : J’avais un rêve depuis toute petite qui était celui de monter sur l’une des marches du podium aux Jeux Olympiques, je l’ai réalisé avec brio en récoltant l’or avec mes coéquipiers.

Souhaiterais-tu dire quelque chose pour tous tes fans et tes fidèles soutiens ?

Anaïs : Un athlète de haut niveau a besoin d’énormément de soutiens et de supporters dans les bons et dans les mauvais moments ; notamment ceux qui ont des mots positifs pour nous lorsque c’est un peu plus compliqué pour nous, c’est eux que je voudrais remercier en premier lieu.

Merci Anaïs pour ta gentillesse et le temps que tu nous as consacré, à bientôt !

Crédits photos : Twitter, TV5 Monde, le Télégramme et Sud Ouest

 

Pavel Clauzard/Mathéo Girard – 3 Janvier

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