En attendant…Jules Lapierre

En attendant…Jules Lapierre

Le ski de fond français est très prometteur et s’affirme de part sa densité sur la scène internationale, notre interview du jour présente l’un de ses plus grands espoirs, il s’agit de Jules Lapierre ! A 23 ans, il poursuit son apprentissage en Coupe du Monde et réalise même des places, on vous le présente en exclusivité chez nous !

Portrait

Nom : Lapierre

Prénom : Jules

Âge : 23 ans

Région/Club : Auvergne Rhône-Alpes/Ski Nordique Chartrousin

Débuts au ski : 8 ans

Classement mondial : 22ème (en distance)

Podiums : Non renseigné

Titre(s) : 6

Plus grosse performance : 15ème du skiathlon aux JO de Pyeongchang 2018

Poursuivons après ce petit portrait avec l’interview de Jules qui revient sur les Jeux Olympiques, son début de saison ou encore ses ambitions

Contexte : Jules est actuellement aux Championnats du Monde U23 à Lahti et a remporté le 15km avant notre interview, belle performance pour le français !

Bonjour Jules, merci d’avoir accepté notre invitation

Si tu devais te décrire en 3 mots…

Jules : Têtu, persévérant et assez généreux.

Quelle est ta plus belle victoire jusqu’ici et pourquoi ? En quoi est-elle plus importante qu’une autre à tes yeux ?

Jules : Ma plus belle réussite reste les Championnats du Monde des -23 ans l’année dernière, c’était en skiathlon et d’une longueur de 20km et j’ai terminé 2ème derrière un gars qui a fini sur le podium aux JO trois semaines après. C’était une superbe course, jamais je n’étais monté sur le podium en individuel et j’étais très content de pouvoir concrétiser malgré que ce soit une deuxième place. Cela faisait des années que je tournais autour et j’ai fini plusieurs fois au pied du podium, cette place m’a permis de pouvoir enfin marquer le coup.

La Coupe du Monde est déjà bien entamée, quel bilan tires-tu de cette première partie de saison ? Est-ce encourageant pour 2019 ?

Jules : Durant cette Coupe du Monde j’obtiens mes meilleurs résultats pour l’instant et c’est très encourageant ! De plus, je me sens plutôt bien et il reste environ une dizaines de courses où j’espère faire de mon mieux.

2 (zimbio)

A Pyeongchang aux Jeux Olympiques, tu termines 15ème du skiathlon et troisième français, est-ce que ce résultat fut une surprise pour toi à ce moment-là ?

Jules : Oui c’était une petite surprise surtout en début de course car j’étais mal parti, en classique j’avais vraiment du mal mais je suis revenu à quelques mètres du groupe de tête. J’ai rattrapé les distancés du peloton de tête mais je n’ai pas réussi à rattraper les premiers, ma forme optimale est venue en fin de course. Mais peut-être qu’avec quelques kilomètres en plus j’aurai fini dans le top, je peux pas le dire mais cependant je suis très content de la performance.

Tu as seulement 2 » ans et tu es déjà en Coupe du Monde, aurais-tu pensé en arriver là il y a quelques années ? Penses-tu avoir une longue longévité dans le ski de fond ?

Jules : Seul le futur pourra nous le dire ! Cependant, j’aimerai bien continuer et j’adore ça mais des fois on peut avoir des blessures, sinon évidemment que j’ai l’envie de continuer. Peut-être pas jusqu’à 40 ans mais 30 ans voir un peu plus, étant jeune l’idée d’être en Équipe de France me trottait déjà dans la tête et j’étais déjà en junior malgré que ce soit difficile avec la transition du lycée.

3 (le sport dauphinois)

« Pouvoir enfin marquer le coup »

Parles nous de ton programme d’entraînement sur une semaine et de son contenu, quel est ton point fort en particulier ? Est-ce un rythme difficile à tenir ?

Jules : Mon point fort reste l’endurance, c’est pour ça que je ne fais pas de sprint, après j’ai une grande puissance mais des fois cela peut être un point faible. Dans une semaine où j’ai cours c’est plus léger, je vais m’entraîner une à deux fois par jour avant la course et sur une semaine de volume, je vais m’entraîner 2 fois par jour et je vais aller faire du ski classique, de la musculation ou encore du gainage. En terme d’heures, quand je m’entraîne beaucoup je peux faire entre 23 à 28 heures de ski dans la semaine et pour les petites semaines entre 10 et 15 heures, il faut savoir se reposer aussi. C’est un rythme qui est épuisant mais cela reste quand même abordable, des fois le temps ne nous aide pas mais après on s’entraîne pour ça.

Arrives-tu à vivre de ton sport au jour d’aujourd’hui ? Quels sont tes sponsors actuellement ?

Jules : J’arrive à vivre de mon sport aujourd’hui et j’ai quelques sponsors privés, surtout une boîte qui construit des maisons. J’ai aussi le parc régional de Chartreuse et la communauté de communes de Chartreuse qui m’aident, les marques de ski nous offrent des objets gratuits tels que les bâtons par exemple. Cela me permet de quasiment vivre sans le besoin de mes parents.

4 (nordic magazine)

Selon toi, la France peut-elle un jour devenir une grande nation du ski de fond ? Penses-tu que c’est un sport qui a du mal à s’implanter ?

Jules : Le niveau en France s’amplifie beaucoup, on est de plus en plus à courir et le niveau est meilleur. On est déjà une nation assez forte mais je pense qu’on peut faire encore mieux, les places sont de plus en plus chères et ça améliore le niveau.

Quel est ton rêve le plus cher ?

Jules : Mon rêve serait d’avoir un titre olympique car qu’étant petit j’en ai rêvé, c’est une motivation.

As-tu un message pour tes soutiens et tes proches ?

Jules : Je les remercie, ils m’aident moralement et financièrement et ils sont toujours là pour moi.

Merci Jules pour toutes tes réponses et ta grande gentillesse, à très bientôt !

Crédits photos : Ski Chrono, Zimbio, le Sport Dauphinois et Nordic Magazine

 

Pavel Clauzard/Vincent Maheux – 23 Janvier

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